Aujourd'hui, nous commémorons le quarantième anniversaire du massacre de milliers d'officiers polonais, réalisé par le NKVD dans la forêt de Katyn. Cette date ne peut être que symbolique, en effet le crime n'a pas été réalisé en un seul jour mais progressivement [...]. Avril 1940 est le mois dont proviennent les dernières lettres envoyées par les prisonniers assassinés de Kozielsk, Starobielsk et Ostaszków. Les dernières inscriptions trouvées à proximité des cadavres des tombes communes de Katyn portent la date d'avril 1940. [...] Peu de personnes croient aux mensonges primitifs de la propagande soviétique qui a tenté de rejeter la responsabilité pour le meurtre de Katyn sur les hitlériens [...], depuis longtemps le problème de savoir qui est l'auteur du crime est résolu. Ses auteurs directs et indirects n'ont jamais été punis [...].
Non seulement les autorités de la République Populaire de Pologne ne tentent pas de révéler la vérité sur le crime de Katyn et d'autres génocides accomplis par l'URSS, mais au contraire ils répriment ceux qui exigent que la vérité soit révélée [...].
Nous croyons fermement que la révélation de la vérité et la punition des crimes staliniens commis à l'encontre de citoyens polonais sera un pas essentiel sur la voie de la fraternité et de l'amitié avec la nation russe et d'autres nations faisant partie de l'empire soviétique.
Varsovie, le 11 avril 1980
„Kultura" n°5, mai 1980